Europe : un livre vert pour la promotion d’une alimentation saine et de l’activité physique afin de réduire les risques d’obésité
La Commission européenne a publié en décembre un livre vert sur la promotion d'une alimentation saine et de l'activité physique afin de réduire, au sein de l’Union européenne, les risques d’obésité et les maladies chroniques associées.
Le livre vert sollicite des contributions sur un large éventail de thèmes liés à l'obésité en vue d'une action qui puisse être menée dans tous les secteurs et à tous les niveaux de la société.
Actuellement, près de 14 millions de citoyens de l'UE, dont plus de trois millions d'enfants, souffrent d'une surcharge pondérale ou d'obésité. Plus de 400 000 enfants par an franchissent le seuil de la surcharge pondérale. Les chiffres de l'obésité augmentent à une vitesse alarmante, près de 27% des hommes et 38% des femmes étant aujourd'hui considérés comme obèses dans certaines parties de l'Union.
La consultation invite à répondre à diverses questions spécifiques posées dans le livre vert, notamment :
Quel genre de mesures communautaires ou nationales pourrait aider à améliorer la disponibilité, l’accessibilité et le caractère abordable des fruits et légumes ?
Comment les politiques communautaires peuvent-elles contribuer à permettre aux consommateurs d'adopter une alimentation moins riche en graisses, sucre et sel et à les encourager dans cette voie ?
Les codes volontaires (« autoréglementation ») constituent-ils un outil adéquat pour limiter la publicité et la promotion de produits alimentaires à forte teneur énergétique et pauvres en micronutriments? Quelles seraient les autres solutions envisageables si l’autoréglementation échoue?
Comment aider au mieux les consommateurs à effectuer des choix éclairés et à agir avec efficacité? Quels messages clés faut-il faire passer aux consommateurs, comment faut-il les délivrer et qui doit s’en charger ?
Quels sont les exemples à suivre pour améliorer la valeur nutritionnelle des repas scolaires et pour encourager les élèves à des choix alimentaires sains dans les écoles, notamment en ce qui concerne la consommation excessive d’en-cas à forte teneur énergétique et de sodas édulcorés?
Comment les politiques publiques peuvent-elles contribuer à l'intégration de l’activité physique dans les habitudes quotidiennes ?
Comment communiquer les recommandations diététiques aux consommateurs et en quoi les systèmes de notation des profils nutritionnels pourraient-ils contribuer à ce type d'évolution ?
Source : Commission européenne 08/12/05
ENQUETE SUR LE COMPORTEMENT ALIMENTAIRE DES FRANÇAIS
Un Français sur quatre affiche un comportement alimentaire tourné essentiellement vers la santé. Cette tendance se reflète particulièrement dans deux des neuf profils de consommateurs dressés par le CREDOC. :"les adeptes de nutrition" (21 % des adultes) et les "obsédés de la balance" (5 %).
Au total, 85% des Français estiment que "la manière dont ils mangent influence leur état de santé", chiffre en progression constante, puisqu'il était de 75% en 1997 et de 79% en 2000.
Source : enquête alimentaire "Comportements et consommations alimentaires des Français" 2004, CREDOC
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